Un festival authentique dans un cadre unique

Depuis l’amphithéâtre, au pied duquel la grande scène est dressée, le regard embrasse un paysage majestueux, des Cévennes à la vallée de l’Ardèche. Quiconque découvre le site est frappé par une évidence : cet espace magnifique est tout désigné pour accueillir un grand festival musical. Encore fallait-il y penser. Encore fallait-il oser. Encore fallait-il réussir !

L’histoire remonte à 2008. Nous sommes à Ruoms, charmant village médiéval serti de campings dont beaucoup parient sur le haut de gamme. Les amateurs de plein air, de randonnées, de visites patrimoniales et de descentes en canoë affluent dans les gorges de l’Ardèche. Patron de campings, Jean Boucher veut promouvoir l’avant-saison, pour son propre business et pour la notoriété du territoire dont il dépend. Producteur de spectacles depuis trente ans, Didier Viricel a repéré depuis longtemps le potentiel de cette région absente de la carte des grands festivals français. La complémentarité du premier, qui reconnaît son incompétence dans le domaine musical, et du second, qui cherche à investir ce territoire, va faire des étincelles. En mai 2008, le premier Ardèche Aluna Festival (encore baptisé Festiv’Aluna) programme notamment donc Jenifer, Mory Kanté et I Muvrini sur trois jours. Un accouchement dans la douleur : avec une soirée annulée par la pluie, le festival totalise 1 500 spectateurs seulement. Au lendemain de cet échec initial, personne ne parie un centime sur le succès qui se profile. Sauf deux hommes, toujours les mêmes : Jean Boucher et Didier Viricel.

L’amphithéâtre du camping Aluna porte toujours, aujourd’hui, le nom de Jenifer Bartoli qui fut la première vedette à s’y produire. Mais depuis son passage, la liste des stars ayant foulé la grande scène, chaque année au mois de juin, donne le tournis : Duc Inc., Joe Cocker , Manu Chao, The Cranberries, Johnny Hallyday , M-, The Hives ,  Mika , Stromae, Texas, Détroit… Jusqu’à l’édition 2016 qui pulvérise tous les records en réunissant notamment Les Insus, The Libertines, Michel Polnareff, Francis Cabrel, Louise Attaque et Louane devant 70 000 spectateurs. Soit, depuis les 1 500 festivaliers de 2008, une progression en neuf éditions de… 4 500 % ! Aussi vertigineux que les canyons de l’Ardèche voisine. Les plus grandes stars ont pris l’habitude de faire une halte à Ruoms où elles se sentent si bien qu’elles prolongent parfois leur séjour, en arborant short et tongs.

Ambiance Public

Un festival Autrement

Pour de nombreuses raisons, Aluna est unique en France. Au monde ! Le site, d’abord : un camping cinq étoiles avec parc aquatique et terrains de loisirs. Les festivaliers peuvent loger dans un des quarante campings partenaires qui, tous, font le plein ces jours-là. Dans tous les cas, ils peuvent aussi profiter d’un territoire magnifique. Imaginez un séjour qui inclue des randonnées dans le parc naturel régional, une visite de la Caverne du Pont d’Arc, une descente en canoë de l’Ardèche, des haut-lieux patrimoniaux… et bien sûr trois grandes soirées de concerts ! L’Espace Jenifer est systématiquement agrandi et amélioré, le public gagnant en confort et en visibilité. Ecolo avant la mode des festivals écolos, Aluna ne prévoit aucun parking à proximité immédiate. Les voitures stationnent sur plusieurs hectares qui leur sont réservées à Ruoms et le public accède au festival à pied ou à bord de navettes qui sillonnent aussi les campings alentours. Tout contribue à la convivialité d’un événement auquel on se rend en famille. Un « festival autrement », vous dit-on !

Guitare

Une affiche ambitieuse

Si Aluna ne ressemble à aucun autre festival, il le doit aussi beaucoup à son enracinement dans cette Ardèche (et la Drôme voisine) qui est désormais accolée à son nom. Participant fortement au dynamisme touristique du territoire, il ne pourrait pas subsister sans une adhésion de sa population, des campings alentours et du tissu économique local.

Les signes de cet enracinement sont nombreux, encore renforcés cette année par l’installation d’un village des métiers d’art ardéchois et d’un village gourmand où l’on pourra déguster bières et vins régionaux. Quant au public, il est originaire à 70 % de l’Ardèche ou de la Drôme, comme la moitié des 700 bénévoles. Un public toutes générations et goûts musicaux confondus, avec un appétit pour la variété française et une curiosité pour les vedettes internationales. Alors que la plupart des festivals français occupent des niches plus ou moins étroites, Aluna choisit de ne pas choisir entre chanson, pop et rock, ni même entre rap, reggae et musique électronique.

Aux concerts géants s’ajoute la scène découvertes, un rendez-vous désormais rodé, qui attire une foule de curieux chaque fin d’après-midi. Mais aussi des animations ludiques, des sports extrêmes, du street art, des mises en scène folles et des projections sur les spectateurs habillés en blanc… Il se passe toujours quelque chose à Aluna qui, pour la première fois cette année, consacre un chapiteau de 500 places aux musiques électroniques. De quoi ouvrir un nouveau chapitre du festival, décidément désireux de séduire toute la famille en comblant le fossé des générations. 

Alors qu’il approche la limite de sa jauge, comment le festival Aluna peut-il se développer ces dix prochaines années ? Les idées fourmillent chez ses créateurs qui n’ont pas l’habitude de s’endormir sur leurs lauriers, surtout quand ils sont aussi fraîchement tressés. Avec ces deux-là, on se dit que tout est possible. C’est même ce qui caractérise ce « festival autrement ».

19H – 01H30

La Grande Scène d’Aluna, lieu phare du festival, qui a vu défiler les plus grands artistes nationaux et internationaux tels que Stromae, Manu Chao, -M- ou Shaka Ponk et nous ont fait vibrer depuis 10 ans. 

16H30 – 19H

Venez découvrir les artistes de demain. Une scène en plein air qui a vu débuter les Black Lilys, La Belle Bleue ou encore La Cafetera Roja. 

19H – 01H30

Bienvenue à « La Comète ». On y retrouve l’ambiance d’un club branché sous chapiteau. Une scénographie sophistiquée pour faire découvrir au public ardéchois les artistes en émergences ou de renommée nationale de la scène électro. La capacité est limitée, à bon entendeur…