La Kollective X Ardèche Aluna Festival

La Kollective
Tente Aluna 2018
La Kollective

« Carte blanche pour La Kollective »

 

Cette année nous donnons carte blanche à l’association La Kollective qui a pour but de promouvoir les musiques éléctroniques en Ardèche. Les deux fondateurs Hugo Moreno et Julie Chabanis nous parlent de leur association et de leur intervention autour de la scène Comète au sein d’Ardèche Aluna Festival.

 

1/ Pouvez-vous vous présenter et nous dire ce qu’est La Kollective ?

 

La Kollective c’est un collectif qui organise depuis juin 2017 des évènements autour de la musique électronique en Ardèche. Actuellement, nous sommes 6 à s’impliquer dans le projet, sans oublier tout notre réseau d’amis qui nous donne un coup de pouce sur les réseaux sociaux. Julie Chabanis se charge de la communication, du graphisme, de l’édition et de tout ce qui relève du travail sur l’image que l’on souhaite diffuser. De mon côté, je réfléchis à la stratégie de développement, je m’occupe de la partie commerciale et programmation musicale. Valentin Avogadro, il s’occupe du community-management, des contenus photos et vidéos. Même si nous ne sommes pas des spécialistes, on s’oblige à chercher, à comprendre, à se dire « tiens comment est-ce qu’on fait pour mettre en place ça » finalement, de mener une association, ça nous permet d’apprendre continuellement.

 

Pour nos évènements, des amis artistes s’impliquent en tant que DJ : Maxime Ladet (Max Delta), Clément Balestrino (Balestrino) et Jérémie Tapiador (Tapiador). Je mixe également durant nos évènements. Mais ce que nous souhaitons avant tout, c’est mettre en avant le nom de la Kollective et non les DJ. On apporte chacun notre touche, quand on se retrouve pour bosser ou faire des petites réunions, et c’est convivial, on est tous content de s’impliquer.

 

2/ Pourquoi avoir créé cette association et quel est son but ?

 

Pour en revenir à la base de la base, on était tous les deux passionnés de musique électronique depuis notre adolescence. Au final, la musique électronique nous a toujours suivis, et sans s’en rendre compte, ça nous a mené à monter notre propre collectif aujourd’hui. Après nos années de lycée en Ardèche, on est parti faire nos études, on a quitté notre département. Ça nous a permis de découvrir de nouvelles choses, de nouveaux formats de soirées et surtout de nouveaux artistes et ainsi d’élargir notre champ de vision et notre culture. Quand on revient en Ardèche, on est tout content, parce que le cadre est juste magnifique entre la diversité géologique du département, le climat doux, on ne peut que se sentir bien ! Mais très vite, on sature, parce qu’à l’année, si on regarde l’offre au niveau de la musique électronique on ne retrouve pas grand-chose.

 

En gros, on s’est dit, tiens, pourquoi ne pas reprendre des concepts plutôt « urbains » pour les appliquer en un milieu rural, et donc, dans notre si belle Ardèche. Puis même, pourquoi les Ardéchois n’auraient-ils pas eux aussi accès à ce genre d’évènements ? Ce qu’on veut, c’est faire rayonner le département, montrer que non, on n’est pas des « provinciaux en retard » et à travers ces évènements, on veut vraiment faire planer un sentiment de convivialité et de partage. Contribuer à l’attractivité du territoire, qui au passage a un fort potentiel. On veut vraiment donner cette image-là du département, en essayant avec cette petite association qu’est la Kollective de le moderniser, à notre manière.

 
3/ D’après vous pourquoi est-ce important d’amener la musique électronique en Ardèche ?

 

Quand les gens entendent « musique électronique », ils pensent soit à de l’EDM soit à de la Techno. Bien sûr, la musique électronique comprend l’électronique dance music comme la Techno, mais il y a encore tout une variété de genres issus de la musique électronique ! Et tous ces sous-genres sont plus ou moins bien connus… et c’est ça qu’on trouve vraiment dommage. Et c’est là qu’on intervient, on essaie vraiment de diversifier notre registre, en proposant de la Deep-House, parfois de la House plus 90’s comme de la Tech House ou des sonorités plus discos. Alors voilà, on s’est dit qu’on allait faire comme si on était dans une ville, mais on va l’adapter au marché ardéchois. Et c’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur, on veut vraiment prendre part dans la construction d’une offre musicale forte et différenciée dans le paysage culturel ardéchois.

 

4/ Cette année, la direction du festival vous donne carte blanche sur les warm up ! Pouvez-vous en dire plus sur vos interventions pendant le festival ?

 

Au début, on n’arrivait pas à y croire, on était comme des fous, on aurait dit des enfants. On ne pensait vraiment pas qu’on y arriverait, on n’est rien du tout à côté d’Ardèche Aluna Festival. En tout cas, c’est vraiment cool que les organisateurs du festival nous fassent confiance ! Ça nous a encore plus motivés, on va vraiment se donner à fond. On va couvrir deux endroits en même temps chaque jour du festival pour faire profiter les festivaliers avant le début des concerts. Max, Jérémy, Clément et moi-même jouerons de la House, Deep-House, Nu-Disco, des styles bien groovys et entrainant histoire de partager un moment convivial entre les festivaliers et La Kollective !

 

©Mathieu Cugnot

 

5/ Qu’attendez-vous de votre participation à Aluna ? Et quelles sont vos ambitions pour la suite ?

 

On est vraiment heureux de pouvoir participer à mettre notre petite pierre à l’édifice durant l’Ardèche Aluna Festival, on a toujours du mal à y croire ! Et c’est aussi une manière pour nous de fêter les un an de l’association. Le festival va beaucoup nous apporter, que ce soit en visibilité mais aussi en crédibilité et légitimité. On a vraiment beaucoup d’idées qui fusent, des projets en tête, mais il faut qu’on soit patient. Il faut des moyens humains, financiers et matériels pour que l’on concrétise tout correctement, que l’on fasse les choses proprement.

 

Pour la saison estivale, on va continuer sur notre lancée, tout en essayant de proposer des évènements dans de nouveaux lieux, publics comme privés, rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux partenaires et contribuer ensemble à l’attractivité du territoire.

 

À l’avenir, on aimerait vraiment s’étendre géographiquement, tout en restant dans un cadre rural. Puis, pourquoi pas, faire venir des artistes issues de la scène électronique ou actuelle. Après ce qu’on aimerait bien mettre en place, c’est des évènements plein air dans les communes d’Ardèche, gratuit pour la population locale comme pour les touristes, histoire de mettre en avant les villages d’Ardèche. Le développement de notre collectif va prendre du temps et de l’énergie, nous en sommes conscients, mais c’est aussi ce qui fait que nous avons une ligne de conduite pour les années à venir ! On aura surement besoin de nouvelles recrues sensibles à notre projet et qui désire s’impliquer avec nous ! Alors voilà, on verra bien.

 
6/ Des artistes à faire découvrir pour ceux qui sont curieux de découvrir la musique électronique ? 

 

Tous les jours on découvre de nouveaux artistes ! On en a un paquet à faire découvrir pour les plus curieux. Les bases c’est Frankie Knuckles, Jeff Mills, Derrick May plutôt 80’s, puis dans les années 90’s je mettrai en avant l’incorrigible « French Touch » que ce soit avec les Daft Punk, Dj Mehdi, Etienne de Crecy, Alan Braxe. Mais aussi les vieux sons de Paul Kalkbrenner lorsqu’il n’était pas aussi connu qu’aujourd’hui. Busy P aka Pedro Winter, ancien manageur et ami des Daft Punk. Aujourd’hui, on est plutôt sur du Folamour, Leon Vynehall, Chaos in the CBD, Maceo Plex, Bicep, Mall Grab… parfois on peut virer un peu plus pop en réécoutant des vieux tracks de The Chemical Brothers, Gold Panda, Degiheugi. On vous conseille aussi de jeter un œil à tous les artistes programmés sur la scène Comète du festival !

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